J'ai faillis répondre à la suite de l'article du Scriiipt sur JdR et WW2 mais vu la longueur et que cela concerne Trauma WW2 je vais l'inclure ici.
https://scriiipt.com/2026/05/la-seconde ... le-partie/ D’ailleurs il est fait référence à RdA pour Trauma WW2. Libre à Sriiiipt de reprendre les éléments de réponse pour les ajouter en commentaire à leur article.
Pour les références cinématographiques, je recommande les films russes sur la WW2 (je suis grand fan). Ils ont l'avantage d'utiliser du matériel historique et éviter de voir des M113, des Chaffee avec la croix allemande sur les côté. Ou par exemple "Les Morfalous" avec un AMX 13 utilisé pour représenter un Panther. Pour reprendre l'expression, "Ca pique les yeux".
Les commentaires des cinéphiles pour les films de guerre se résument souvent à "Propagande". Oui, mais quelque soit le pays à l'origine du film c'est forcément de la propagande. Car pour disposer de matériel moderne militaire ou même historiques, il faut des autorisations et un encadrement. Donc une contrepartie. Passer outre, c'est réaliser avec des chars montés sur camions. Ca se voit et gâche terriblement le sujet abordé.
Faire jouer historique, c'est forcément faire jouer dans une réalité différente. 9a ressemble mais ce n'est pas. Le MJ n'est pas historien spécialisé sur la période et encore moins les joueurs. Donc il y aura forcément des approximation et des raccourcis scénaristiques. Les missions et actions des PJ ne seront pas forcément historiques et peuvent altérer l'histoire. C'est la position prise dans "Inglourious Basterds", de la WW2 alternative. Il est donc possible de précipiter un évènement, ou de rencontrer une figure emblématique en un lieu où elle n'était pas. D'ailleurs qui pourrait dire ce que faisait Churchill le 29 mai 1941.
Trauma est un bon compromis comme système de jeu, bien que trop généralise AMHA sur beaucoup de points, mais c'est le système que j'utiliserais faute de mieux, bien que je lorgne sur d'autre systèmes permettant ce type de simulation mais avec aussi leurs défauts. Toujours le même constat sur la création de PJ à Trauma. C'est long, oui et non. C'est le temps que le MJ passe avec le ou les joueurs pour expliquer la mécanique, le choix des compétences et orienter les joueurs sur le type de PJ qu'ils veulent jouer et cela pour permettre de cadrer les compétences. Le joueur décide et le MJ calcul de tête tout ce qui doit l'être (c'est bon pour le cerveau à tout âge). Ce n'est pas du temps perdu, juste être cohérent pour créer le groupe de PJ.
Et les véhicules dans tout ça ? Il est bon de pouvoir les détailler. Un blindé n'est pas un blindé quelconque pour certains joueur. Il se fait un image correcte avec la désignation de celui-ci. Et une fois de plus c'est l'application de l'évolution des armes contre celle des armures. Chaque blindé a donc son histoire, son rôle (il est créé pour faire face à une menace - contrer les blindés russes, pour un rôle précis - transport infanterie, soutien infanterie, anti aérien, artillerie, etc.).
Vouloir se montrer précis c'est entrer dans la technique. Un PJ a beau savoir piloter un engin à chenille, il n'est pas forcément capable de piloter un blindé précis. C'est là que vient la notion de brevetage. Il faut une formation spécifique sur chaque blindé différent pour l'utiliser au mieux, tant pour le pilotage, réparations, tir avec l'armement principal. Faute d'être breveté, un jet de compétence (trauma engin à chenille) sera demandé pour démmarer et à chaque fois qu'une manœuvre sera effectuée. Il faudra réussir pour exécuter la manœuvre. Même simplement tourner. Cela devient plus compliqué pour les tourelles et le type d'arme (non prévu par les règles). Entre les manivelles, les assistances électriques il peut être compliqué sans entrainement de la faire pivoter. Même chose pour charger et pointer un canon inconnu. J'attire l'attention que chaque blindé a une vitesse de rotation de tourelle différent et une cadence de tir différente. Vouloir intégrer les blindés est intéressant, mais terriblement technique si on ne veut pas être dans du superficiel. Comme considérer qu'une Ferrari Testarossa ou une Citroen 2CV ont le même usage. Après tout se sont deux véhicules produits à une même époque.
Il existe une solution élégante pour intégrer les véhicules militaires à une campagne WW2. C'est les considérer comme éléments de décors ou scénaristiques. A réserver pour les grandes occasion. Donc pas question de combats de chars par PJ interposés. Bien trop compliqué de vouloir simuler un impact et sa pénétration suivant les angles. Le PJ peut toucher avec une arme antichar. Le MJ se réserve pour ses besoins le choix de l'effet pour ses besoins. Il y a toujours le coup de chance et décapsuler le char, mais aussi l'immobiliser avec un tir dans le train de roulement. Et pour le tir d'obus, ce peut être rapidement mortel. Impossible de trouver des tables d'effet physiques sur le net pour les différents calibre et intéressant un MJ en matière de profondeur et diamètre de cratère. Ce qui donnerait une idée de la dangerosité d'un impacte direct. Ajoutons la portée des éclats. Déjà que pour une grenade cela peut atteindre 100 m, alors avec un obus d'artillerie de 105, 122, 155, 203 qu'en est il ?
Trouvé sur un forum 14-18 : Propriétés meurtrières des éclats:
Le nombre des éclats meurtriers décroit avec la distance beaucoup plus rapidement pour l'obus en fonte aciérée que pour l'obus en acier.
Le rayon moyen d'action des éclats meurtriers est de:
-25 mètres pour l'obus de 75 en Fonte Aciérée.
-35 mètres pour l'obus de 75 en acier.
-45 mètres pour l'obus de 105 en acier.
-60 mètres pour l'obus de 155 en acier.
Le rayon maximum des éclats meurtriers de la gerbe latérale est supérieur de 20 mètres aux chiffres ci-dessus.
Les très gros éclats peuvent être projetés à 700 mètres pour le 75, à 800 mètres pour le 105, 1.000 mètres pour le 155, 1.300 mètres pour le 220.
Les gros éclats, notamment les culots, atteignent 150 m (75), 300 m (105) et 500 m (155).
Compliqué d'en tirer des généralité car bien trop technique et dépendant de nombreux facteurs. Donc bien difficile de dire l'effet de tel ou tel obus tombant à proximité des PJ. Et ce ne sont pas les films hollywoodiens qui vont apporter une réponse visuelle utile. Mais c'est une référence sur leur usage. Les explosions servent le scénario. Le MJ utilisant des tirs d'artillerie a le choix des impacts et leurs effets. S'assurer que les PJ seront protégés des éclats et alors la portée et effet OSEF. Juste du bruit pour faire monter la tension et forcer les PJ à l'action. Surtout si les impacts se rapprochent.
De même avec les blindés. Autant un poste douanier avec 12 militaires n'effrayera pas un groupe de PJ, autant une automitrailleuse (SdKfz 231) en complément modifiera l'approche des PJ face à la situation. Une façon de les obliger à faire un autre choix et les amener où le MJ veut les voir aller.