Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

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ErnstAshler
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Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par ErnstAshler » jeu. 19 sept. 2019 06:15

Un fil de discussion pour suggérer des films vraiment étranges (surréels, absurdes, SF décalée...).

Je commence :

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The Taste of Tea (茶の味 Cha no Aji) de Katsuhito Ishii (2004)
streaming et DVD

Tranches de vie d'une famille japonaise d'originaux - le père est hypnotiseur, la mère dessinatrice d'anime, l'oncle sound producer, le grand-père un ancien dessinateur d'anime excentrique. Le fils, lycéen, a un problème avec les filles, jusqu'à l'arrivée d'une jolie petite nouvelle dans sa classe. La fille, 8 ans, est hantée par une vision récurrente, qui fait irruption dans son quotidien... Entre le surnaturel et le psychopathologique, on ne sait pas trop.
Etrange, humoristique, tendre et rafraichissant, j'ai adoré.

inspi éventuelle pour : disons, Hystoire de Fous? Ou Chestel?


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Kin-dza-dza! (Кин-дза-дза!) de Georgiy Daneliya (1986) DVD chez RUSCICO en VO, doublage français et anglais, et sous-titres dans de nombreuses langues.
MOSFILM l'a également officiellement offert en libre visionnage en VO sous-titrée en anglais sur youtube:
https://www.youtube.com/watch?v=EYHv8eJrW2Y&feature=youtu.be

Road-movie intergalactique dystopique décalé et d'un humour "swiftien" décapant, ce film soviétique est un film-culte dans les pays d'ex-URSS.
Attention, comme beaucoup de films russes, il a une temporalité différente des films hollywoodiens : il faut accepter d'être plongé dans un univers absurde pendant la première moitié du film, et tout prend sens dans la seconde moitié, avec un fort effet d'immersion. Un bon remède à la russophobie française, avec une liberté de ton à laquelle on ne s'attend pas en Union Soviétique (comme quoi, les clichés...), ce film est une critique universelle de l'absurdité des conventions sociales et des idéologies. Il y a des passages hilarants, et c'est chez les russophones une source inépuisable de citations comiques.

inspi éventuelle : pour de la SF décalée, peut-être. Méga, sans hésitation. Athanor, à la rigueur.


J'en ai d'autres, mais maintenant j'espère avec impatience lire des suggestions filmographiques surprenantes, décalées, bizarres, et, éventuellement, inspirantes. :geek:
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Papayouki
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par Papayouki » jeu. 19 sept. 2019 09:43

The Holy Mountain de Jodorowski
Film tourné sous acide et sans doute d'autres trucs. itinéraire initiatique à la symbolique kabbalistique lourde. Un sosie du Chirst rencontre un maître alchimiste qui transforme sa merde en or, puis il rencontre les avatars des planètes, et ils partent dans un voyage initiatique.
Les amateurs de Nephilim liront facilement la symbolique.
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Héphaistos
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par Héphaistos » jeu. 19 sept. 2019 21:41

Je l’ai vu dans un ciné arts & essais il y a fort fort longtemps
Avec présence et discussion ensuite avec Jodo lui même himself

Complètement barge....
Le caméléon n'a la couleur du caméléon que lorsqu'il est posé sur un autre caméléon !
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par Athanor Nephryte » jeu. 19 sept. 2019 21:53

Héphaistos a écrit :
jeu. 19 sept. 2019 21:41
Complètement barge....
Le film ou l'auteur ?... :blink:
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par Héphaistos » ven. 20 sept. 2019 08:11

Les 2 :afraid:
Il y avait des gens qui posaient des questions que je ne comprenais pas.... liées à un film étrange. Les réponses de l’auteur étaient tout aussi obscures....
Un matheux pommé au milieu des philosophes... :pity:
Le caméléon n'a la couleur du caméléon que lorsqu'il est posé sur un autre caméléon !
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ErnstAshler
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par ErnstAshler » dim. 22 sept. 2019 04:09

Le Recueil des Films Vraiments Bizarre - le fil où les pires nanards de série B rencontrent avec volupté les plus indéniables chefs d'oeuvre cinématographiques!
Vous en doutez? Je le prouve incontinent:

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She, d'Avi Nesher (1984)
Comique postapocalyptico-monthy-pythonesque de série B.

Visible sur yt, avec une erreur de date (1982)

Un des films les plus mal notés de tous les temps, et non sans raison - cinéphile sérieux, s'abstenir.
Amateurs d'étrange über-kitsch, d'humour à la Monthy Python en pire, de parodies outrancières de films de série B, ce film post-apocalyptique à l'humour potache, apparement tourné sans aucun budget ni tellement de scénario, et dont le style rappelle la dérive baroque de l'esthétique punk dans les 80s, est pour vous!

Si le titre fait officiellement allusion au roman de Rider Haggard, avec lequel il ne partage absolument rien, la référence renvoie très clairement à l'"inégale" postérité cinématographique de ce roman (She, 1908, 1911, 1916, 1917, 1925, 1935, 1965, The Vengeance of She, 1968), que ce film pastiche sans complexe en y ajoutant tous les clichés des séries B, C ou Z : mutants doués de pouvoirs psi, morts-vivants en bandelettes perdant leurs membres mais pas leur flegme, mutants se dédoublant... indéfiniment, anglo-anthropophages-garoux au rafinement aristocratique décadent de vampires, savant-fou créateur de gentils monstres frankensteiniens au genre incertain, royaume du Nord peuplé de barbares néo-nazis habillés en gladiateurs armés de battes de baseball et casqués comme des joueurs de football américain...

inspi éventuelle : Hawkmoon en mode ultra-parodique, Athanor en mode sociologico-humoristique, GURPS ou RIFT en mode crossover: "anything goes"...


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Gorod Zero / La Ville Zéro / Zerograd (Город Зеро), de Karen Shakhnazarov (1988)
Comédie absurde et pur Chef-d'Oeuvre.

Gold Hugo at 25th Chicago Film Festival for best international feature film (1989)
Prix d'argent à la Semana Internacional de Cine de Valladolid (1988)
Prix du meilleur auteur et du meilleur scénariste, catégorie URSS, de la société européenne de science-fiction, à l'Eurocon, à Saint-Marin (1989).

Très officiellement offert par Mosfilm en libre visionnage sur Youtube, en VO sous-titrée en anglais (mais avec contrôle d'âge, du à une scène de nudité dépourvue d'implication érotique. Connexion ou plugin approprié nécessaire.)
https://www.youtube.com/watch?v=zbT53Q_olkU

Pour qui l'aborde sans contexte, c'est un film surréaliste, absurde, kafkaïen, chargé de symbolisme, et on peut l'apprécier ainsi.

Mais il s'agit en fait d'un film fortement lié au contexte de la perestroïka, - un film de la perestroïka et sur la perestroïka. En voici quelques clefs:

* Ce film compte au nombre des 3 principaux "films-chocs" de la perestroïka, les deux autres étant La petite Viéra (Маленькая Вера, 1988) - sur la jeunesse soviétique révoltée, le conflit des générations et la dureté de la vie dans une société en crise - et Intergirl (Интердевочка, 1989) - sur la prostitution de femmes russes intellectuelles à de riches étrangers. La Ville Zéro est un film sur l'effrondrement des valeurs de l'homo sovieticus, et le traumatisme qui en résulte pour la majorité de la population.

* pitch : L'ingénieur Varakine, en voyage d'affaires, débarque dans une petite ville soviétique ordinaire qu'envahissent les manifestations de l'absurde le plus opaque. Choqué, rétif mais de plus en plus en état de choc et en perte de repères, Varakine va renoncer peu à peu à ses valeurs et accepter tout ce qui se présente. La thématique principale du film se focalise de manière allusive sur les techniques de conditionnement psychologique des individus et de déstabilisation des sociétés. Par certains aspects (mind control, ville impossible à quitter,...), on pourrait peut-être rapprocher ce film, du point de vue de sa thématique, de la série The Prisoner.

* Il s'agit d'une parodie du genre soviétique dit du "roman industriel", dans lequel le héro est un ingénieur ou un travailleur en butte aux lourdeurs de la hiérarchie et à un directeur borné qui ralentit le développement économique de l'URSS.

* "Dans la vérité de l'histoire est la source de notre force" (В правде истории - источник нашеи силы), proclame une inscription murale surajoutée à une affiche pour la Paix dans le monde, dans le musée historique de la ville : l'un des sujets de ce film est la manipulation de l'opinion par le contrôle et l'altération de l'histoire et de ses représentations.

* la scène du gateau au restaurant rappelle les techniques de chantage des mafia russes à l'imagination débordante qui se développent à cette époque.

* les évenements incohérents du film peuvent être compris comme le déroulement d'une conspiration impliquant toutes les personnalités de la ville, et dont Varakine est la cible.

* l'argumentaire du procureur mèle les thématiques peu compatibles du patriotisme soviétique et du patriotisme slavophile pour faire accepter à Varakine de déformer délibérément la vérité "pour le bien de l'Etat" (lequel n'a rien à voir là-dedans).

* un éclaircissement d'une anecdote qui risque sinon d'être comprise à l'envers: dans le musée, l'une des scènes glorifie une martyr, arrêtée à Moscou pour avoir couché avec un étranger lors du VIe Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants de 1957 - il s'agit d'un gag à double détente: au sujet de la ville de province prête à se glorifier de n'importe quel natif parce qu'il a vécu dans la capitale, et au sujet de la manipulation de l'histoire: l'"héroïne" de cette mise en scène est manifestement une "professionnelle" qui n'a pas respecté les directives d'éloignement des prostituées à 20km du centre de Moscou lors de ce festival, ce qui a conduit à sa détention provisoire...
ImageImage

Esthétiquement, scénaristiquement et pour le jeu de ses acteurs, ce film est une merveille.
Il est surtout souvent très drôle.

inspi éventuelle : Over the Edge, GURPS Illuminati, Paranoïa, ou n'importe quel jeu faisant une place à l'absurde et aux conspirations...
Modifié en dernier par ErnstAshler le jeu. 9 janv. 2020 01:07, modifié 3 fois.
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par ErnstAshler » dim. 5 janv. 2020 07:31

Encore deux "films vraiment bizarres", pour bien commencer l'année:

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Les Fruits du Paradis (Ovoce stromů rajských jíme - litt. "Nous mangeons le fruit de l'arbre du paradis") de Věra Chytilová (Tchécoslovaquie & Belgique, 1969)

Eva et Josef sont en villégiature dans une luxueuse pension d'une ville d'eaux champêtre. Eva découvre cette petite communauté de curistes se retrouvant chaque année, dans une atmosphère de flirts et de mondanités décontractées. Parmi les curistes, Robert, l'étrange vélocipédiste à la veste rouge, courtise les dames et semble dissimuler quelqu'horrible secret. Eva se heurtera à l'incrédulité, l'aveuglement et l'insensibilité de Josef, risquera sa vie, et apprendra l'amère vérité...

Un film sur la vérité et le mensonge, la dissimulation, l'incompréhension, l'incrédulité et l'innocence perdue, mettant allégoriquement en scène le mythe d'Adam, d'Eve, et du Serpent...

Ce film est surréaliste au sens fort du terme, par son esthétique "avant-gardiste", imagée, étrange et parfois incongrue, mais toujours très picturale, comme par ses thématiques (vérité et désir, exploration de la psyché, poétique du quotidien entre le merveilleux et la peur). Mais c'est aussi un film criminel à la Hitchcock, emmenant ses protagonistes dans un maelstrom défaisant la trame rassurante du réel dans son innocente quotidienneté (j'ai d'ailleurs hésité à inclure Vertigo (1957) dans cette liste de "Films Vraiment Bizarres"). Apprendre la vérité, c'est perdre le paradis.

Un film initiatique, histoire d'une chûte (métaphysique), qui déroule sa temporalité entre insouciance épicurienne et tension dramatique.

inspi éventuelle: élements d'ambiance pour une enquête dans un environnement feutré, teintée de fantastique? Un exemple d'usage du mythe dans la construction d'un scénario de genre contemporain.

Notice sur la réalisatrice:
La cinéaste tchèque Věra Chytilová (1929-2014) est plus connue à l'étranger pour Les petites marguerites (Sedmikrásky, 1966), film déjanté parfois qualifié de "dadaïste", tant parce qu'il se moque sur un mode provocateur de la futilité des valeurs conventionnelles de la société, d'une manière très tchèque: "c'est important? -ça n'a pas d'importance!" (-vadí? -nevadí!), que pour son montage très vertovien.

Elle a réalisé une petite quinzaine de longs-métrages et de nombreux courts-métrages dans des genres très variés ; on mentionnera à titre d'exemple: Vlčí bouda (1985), un film d'horreur fantastique pour la jeunesse, éducatif en ce qu'il est un huis-clos montrant les techniques de manipulation de personnes détenant l'autorité pour parvenir à leurs fins criminelles en discréditant ceux qui s'approchent de la vérité, ainsi que les comportements grégaires ou de jalousie du groupe d'adolescents, que les adversaires montent les uns contre les autres, jusqu'à l'incitation au meurtre ; Kopytem sem, kopytem tam (Un coup par-ci, un coup par là, 1989), film d'abord comique puis tragique sur le libertinage et le sida ; Héritage ou Gut'n-tag-allezvousfairef***** (Dědictví aneb Kurvahošigutntag, 1992) comédie hilarante au sujet d'un nouveau riche très "rural" et ses déboires avec une prostituée dont il est amoureux.


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Generation P (Generation «П») de Victor Ginzburg (2011)
D'après le roman culte éponyme de Victor Pelevine (Виктор Пелевин, Generation «П», 1999, publié en français son le titre: "Homo Zapiens"), avec lequel il prend beaucoup de libertés.

Un film psychédélique 🍄 et mythologique avec un zeste de cyberpunk, sur les relations publiques, la société de consommation et la nature du pouvoir réel dans les démocraties médiatiques high-tech contemporaines. Ou quand, entre Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas) et Matrix, Timothy Leary rencontre Edward Bernays...

Le héros du film s'appelle Babylen Tatarski - son prénom est "composé du premier mot de Baby Iar, le célèbre poème d’Evgueni Evtouchenko, et de la première syllabe de Lénine"; il racontait à ses camarades de classe "que son père, passionné par la mystique orientale, l’avait nommé ainsi en référence à l’antique Babylone, et que ce prénom lui permettrait d’en hériter la doctrine secrète".

Diplômé de l'Institut de littérature Maxime-Gorki en langues et littératures d'URSS et poète à ses heures, la fin de l'URSS l'a laissé sans perspective d'emploi ; pour survivre, il se fait vendeur de cigarettes, employé par un parrain de la mafia Tchetchène. Un jour, un vieux copain bien habillé le reconnait et le convaint de devenir scénariste pour une agence de publicité.

La génération "P", comme Pepsi, dont Tartarski est un représentant, éduquée en URSS et rêvant des merveilles de l'Occident, se trouve plongée dans le grand bazar des années Eltsine et de la débrouille pour survivre, pour les uns, ou de la course effrénée à l'argent facile et à la conquète d'un pouvoir largement vacant, pour les autres ; Babylen passe de la première situation à la seconde.

D'employeur en employeur, Tatarski finit par travailler dans les relations publiques et découvre les dessous de la réalité du pouvoir politique.

En parallèle, il "élargit sa conscience" à l'aide de drogues variées : blanche (offerte par son patron, Leonid Azadovski), amanite tue-mouches 🍄 (Amanita muscaria, en russe: Мухомор красный) (traditionnellement utilisée par les chamans sibériens) que lui fourni Gireyev, un ami devenu gourou (joué par Sergey Shnurov, bien connu comme leader du groupe punk Leningrad), LSD (parce qu' "il faut vivre proprement - uniquement du LSD"), en quête initiatique sur les traces du mythe babylonien du mariage sacré avec la déesse Ishtar (réinventé pour l'occasion) grace à un dossier trouvé dans une poubelle intitulé "Tihamat", et en passant par les évocations spirites...

La thématique centrale du film est ainsi la question de l'identité spirituelle de l'homme dans la société de consommation - Insensiblement, ces deux aspects de l'existence du héros, la manipulation des esprits et la réinvention inconsciente d'une religion révélant/dissimulant la réalité du pouvoir (la référence à Feuerbach est explicite), vont fusionner, questionnant la nature de la réalité tant spirituelle et psychique que socio-économique et politique. Images de propagande, visions hallucinatoires, et mises en scènes, médiatiques ou rituelles, vont absorber la réalité, nous laissant devant l'angoissante question: que croire?

D’un générique à l’autre, le film soutient un rythme halletant, les spots publicitaires délirants (et hilarants) alternent brillament avec les hallucinations psychédéliques, les évocations pseudo-mythologico-archéologiques et les scènes de réalité virtuelle ; les personnages sont hauts en couleurs, l'image est très riche et les dialogues très denses, avec beaucoup d'humour dans une satire sociale décapante...

Se revendiquant "le plus russe des américains et le plus américain des russes", le réalisateur russo-américain de ce film, Victor Ginzburg, a réussi à recréer l'ambiance humaine et visuelle du Moscou de l'époque, ce qui a parfois valu à son film d'être présenté en Russie comme une véritable "encyclopédie de la Russie des années 1990" ; cependant il a eu l'occasion d'affirmer, sur un plateau télévisé russe, qu'il ne s'agit pas d'un film sur la Russie des années 1990, mais d'un film à visée universelle, sur le monde d'aujourd'hui. Et il peut en effet sembler d'une actualité brûlante dans le monde occidental de 2020...

Quelques critiques glânées sur Rotten Tomatoes et ailleurs:
Plays like a metaphysical Moscow version of "Mad Men" - on acid.
David Lewis, San Francisco Chronicle

The movie contains enough fresh insanity and inventive visuals to make it an amusing cyberpunk extravaganza for most of its protracted running time.
Sheri Linden, Los Angeles Times

Generation P is worth struggling through, even if it boggles you. In many ways, it's a keyhole into the future of the entire world.
Joshua Rothkopf, Time Out, NY

a frenzied essayistic quality, like Jean-Luc Godard on acid.”
Slant Magazine

A virtuoso "Brazil"-like look at what followed after capitalism won the Cold War.
Variety
🍄
Inspi éventuelle : ce film m'inspire un cocktail irrésistible, un crossover uchronique: GURPS-Illuminati agrémenté du supplément pour Transhuman Space: Toxic Memes, de la Russie cyberpunk de GURPS-Cyberworld, et de GURPS-Voodoo, auquel ajouter une société secrète sectaire remontant à la Mésopotamie Assyro-Babylonienne, utilisant des enthéogènes à des fins psychonautiques...🍄 🍄 🍄

Avec mes meilleurs voeux de bonne année.
Modifié en dernier par ErnstAshler le jeu. 9 janv. 2020 01:05, modifié 3 fois.
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La Moitié
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Re: Le Recueil des Films Vraiment Bizarres

Message par La Moitié » dim. 5 janv. 2020 14:06

Oh, l'affiche du premier est vraiment jolie !

Faut que je trouve un moment pour voir tout ça, mais je tiens à signaler que j'ai trouvé une mine sur OUTBUSTER !

L'essai est gratuit pendant un mois et il y a un an à 50% soit 36€. Ça vaut vraiment le coup, j'y ai vu des films vraiment super comme Wetlands, d'autres trop zarbes pour que je les apprécie comme Das Bunker !
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